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From Rigidity to Realization: Paul’s Path as a Late-Diagnosed Autistic Professional

Paul Sherman was 62 when the pieces of his life finally clicked into place. In 2018, he received a diagnosis of Autism Level 1. “It was a very late diagnosis,” he says, reflecting on a career that spanned military service, working as an electronics technician, and biomedical/clinical engineering.

Nobody had any clue about autism, basically. It took a long time to sort out what my struggles were, what parts of my struggles were due to autism, what problems were due to the house I grew up in.

Struggles in Civilian Jobs

After completing his military service, Paul became an electronics technician. One major issue for him was sales.

I knew those extended warranties weren’t a good deal for the customer. I couldn’t promote it.

Building a Career Through Engineering

Paul earned a degree in electrical engineering and worked for over two decades as a biomedical engineer. His hyper-focus, technical insight, and out-of-the-box thinking finally had room to thrive. He created a custom medical system to support veterans with spinal cord injuries that was presented at a national conference.

At one point, my big boss in Washington, DC told me, ‘You’re our trailblazer.’

What Paul Wishes More People Understood

Paul’s insights into what makes or breaks a workplace for neurodivergent people are clear: be honest with us, give us time to process difficult questions, respect our sensory environment, don’t give us ten projects at once, and don’t micromanage.

Looking Back with Clarity

If I had known I was autistic back when working, perhaps we could have worked something out. Some of the bad things that happened wouldn’t have happened. But knowing now, I’m eager to help others avoid what I went through.

Français

Paul Sherman a 62 ans lorsqu’en 2018 il reçoit un diagnostic d’autisme de niveau 1. « C’est vraiment arrivé tard », dit-il, en repensant à une carrière qui a traversé l’armée, le métier de technicien en électronique et l’ingénierie biomédicale. Avant ce diagnostic, ses défis étaient souvent interprétés comme des bizarreries de personnalité ou un manque de sociabilité.

Premiers pas dans l’armée

Son premier poste officiel débute en 1974 dans l’armée, à une époque où l’autisme n’était pas du tout reconnu.

« Personne n’avait aucune idée de ce qu’était l’autisme », se souvient Paul, qui grimpe rapidement en grade. « C’était tellement mieux que mon enfance que je n’avais rien pour comparer. »

Son environnement familial, difficile, a aussi masqué ses défis.

« Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre d’où venaient mes difficultés : lesquelles étaient liées à l’autisme, lesquelles venaient de la maison dans laquelle j’ai grandi. », explique-t-il.

Certains signes de sa neurodivergence ont été ignorés ou mal compris dans son environnement familial.

Enfant, on lui disait : « Regarde-moi dans les yeux quand je te parle. » Et il se faisait taper parce qu’il ne le faisait pas.

Même s’il appréciait certains aspects de l’armée, la culture d’obéissance aveugle ne lui convenait pas. Logique et orienté vers les faits, il était mal à l’aise devant des règlements qu’il trouvait insignifiants, comme la longueur des cheveux.

« Si quelque chose me semblait absurde, je ne le disais pas, mais je coopérais peu », confie-t-il.

Au bout de quatre ans, il comprend que l’armée n’est pas faite pour lui.

Défis dans le civil

De retour à la vie civile, Paul devient technicien en électronique, mais les défis sociaux liés à son autisme se font plus visibles.

« Il y avait des choses que mes supérieurs me demandaient, mais je n’y arrivais pas. »

La vente de contrats de service prolongé lui pose problème :

« Je savais que ce n’était pas avantageux pour le client. Je ne pouvais pas les promouvoir. »

Les conflits verbaux, où il peine à trouver les mots, resteront un obstacle constant :

« Je n’arrive toujours pas à m’expliquer clairement. »

Réussir grâce à l’ingénierie

Avec l’aide du ministère des Anciens Combattants (VA), il obtient un diplôme en génie électrique. Pendant plus de 20 ans, il travaille comme ingénieur biomédical, où ses forces: hyperfocus et le créativité technique, sont enfin reconnus.

Il développe un système pour aider les vétérans atteints de lésions à la moelle épinière :

« C’était une idée que personne n’avait envisagée. Je l’ai réalisée », dit-il.

Il présente le projet en conférence. Même si le VA lui propose un brevet, il refuse :

« C’était trop important pour en tirer profit. »

Reconnaissance puis désaveu

Sa créativité lui vaut le respect du bureau national.

« Mon supérieur à Washington m’a dit : “Tu es notre pionnier.” » Il pilote des projets anticipant les besoins médicotech.

Mais un changement de direction vient redistribuer les priorités :

« Ça s’est recentré sur ce qu’ils voulaient plutôt que sur ce qui était utile », partage-t-il.

Les retraites d’équipe, les lunchs forcés dans une salle bruyante, les structures rigides…

« Le bureau est devenu, en gros, tout ce qui peut aggraver une personne autiste. »

Il quitte l’emploi à 56 ans, après que ses soutiens internes ont disparu.

Trouver sa place après la retraite

En prenant un emploi à temps partiel sur un projet médical, il découvre une équipe dans laquelle il se sent compris. Plusieurs collègues semblent également autistes.

« On a tendance à se rassembler inconsciemment et à se soutenir mutuellement. C’est plus basé sur les compétences que sur la personnalité. », explique-t-il.

Leur culture axée sur les résultats plutôt que la politique interne rend l’environnement serein et productif.

Les conseils de Paul : ce que les milieux de travail devraient savoir

L’honnêteté est naturelle : « Nous sommes presque implacablement honnêtes. »

Laissez-nous du temps : « Ne vous attendez pas à une réponse spontanée à une question difficile. »

Respectez notre besoin d’espace : « Ne pas m’obliger à déjeuner dans une salle trop bruyante » m’a énormément stressé.

Valorisez notre besoin de prendre soin de nous : « Ce dont j’ai besoin pour me ressourcer n’est pas le même que les autres. »

Jouez sur nos forces : « On fait de l’excellent boulot quand on peut se concentrer sur un projet à la fois. »

Évitez la micromanagement : « Préparer un rapport quotidien prend plus de temps que le travail réel. »

Guérir et se ressourcer

Pour éviter l’épuisement, Paul mise sur des stratégies concrètes : congés, journées de santé mentale, escapades dans son chalet en forêt.

« Prendre du recul, c’est efficace », dit-il.

Parfois, son psychologue recommande un arrêt maladie de deux semaines.

Regarder vers l’avant

« Si j’avais su que j’étais autiste plus tôt, on aurait pu trouver des solutions », avoue-t-il.

Mais aujourd’hui, il partage pour que d’autres bénéficient de diagnostics plus précoces et d’un environnement professionnel inclusif; un milieu qui accueille, au lieu d’exclure, les esprits neurodivergents.

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